Sunday, November 6, 2016

Iran: Amnesty International dénonce le refus de traitement médical à Maryam Akbari

Amnesty International a lancé une action urgente le 3 novembre dénonçant le fait que les autorités carcérales en Iran refusent tout traitement médical à la détenue politique Maryam Akbari Monfared incarcrée à la prison d'Evine de Téhéran.
Action urgente :
Maryam Akbari Monfared, une prisonnière d’opinion purgeant actuellement une peine de 15 ans à la prison d’Evine à Téhéran, est actuellement privée de soins médicaux. Elle est victime de représailles, après avoir déposé une plainte demandant qu’une enquête officielle soit ouverte sur les exécutions de masse de prisonniers politiques, dont son frère et sa sœur, à l’été 1988.
Des responsables iraniens refusent que Maryam Akbari Monfared, une prisonnière d’opinion, soit amenée à des rendez-vous médicaux hors de la prison pour son arthrite rhumatoïde et ses problèmes de thyroïde. Le procureur associé à la prison d'Evin a déclaré à sa famille le 24 octobre que le dispositif mis en place concernant ses soins médicaux avait été annulé parce qu’elle était devenue trop « effrontée ». Cette déclaration était en relation avec une plainte déposée par Maryam Akbari Monfared depuis la prison le 18 octobre, demandant l’ouverture d’une enquête officielle sur les exécutions sommaires de masse, en 1988, de quelque 5 000 prisonniers politiques, dont son frère et sa sœur, l’emplacement des charniers où ils ont été ensevelis, et l’identité des responsables. Cette privation de soins fait suite à d’autres formes de représailles contre elle, notamment un ordre émanant du parquet visant à mettre fin aux visites de sa famille en prison, et la menace de retenir de nouvelles charges contre elle.
Maryam Akbari Monfared a été arrêtée tôt le matin du 31 décembre 2009. Pendant les cinq mois qui ont suivi, sa famille a tout ignoré de son sort et de l’endroit où elle se trouvait. En mai 2010, elle a été jugée par un tribunal révolutionnaire à Téhéran, qui l’a condamnée à 15 ans de prison pour diverses charges, dont « inimitié à l’égard de dieu » en raison de son appartenance présumée à l'Organisation iranienne des moudjahidin du peuple (OMPI), un groupe d'opposition interdit. La procédure judiciaire la visant était manifestement inéquitable et sa condamnation s’est uniquement appuyée sur le fait qu’elle ait téléphoné à son frère et sa sœur, membres de l’OMPI, et leur ait rendu visite une fois près du camp d’Achraf, administré par l’OMPI en Irak. Après son arrestation, elle a été détenue à l'isolement pendant les 43 premiers jours, durant lesquels elle a subi des interrogatoires intensifs et n’a pas pu s’entretenir avec un avocat. Elle a rencontré son avocat commis d’office pour la première fois à son procès, et cela s’est limité à une brève audience. Elle n’a pas bénéficié d’un jugement digne de ce nom présentant les éléments de preuve et le raisonnement juridique ayant mené à sa condamnation. L’époux de Maryam Akbari Monafred a indiqué que durant l’audience, le juge lui a dit qu’« elle allait payer pour les activités de son frère et de sa sœur au sein de l’OMPI ». Ses appels ont été rejetés de manière sommaire, sans justification.
Maryam Akbari Monfared, une prisonnière d’opinion purgeant actuellement une peine de 15 ans à la prison d’Evin à Téhéran, est actuellement privée de soins médicaux. Elle est victime de représailles, après avoir déposé une plainte demandant qu’une enquête officielle soit ouverte sur les exécutions de masse de prisonniers politiques, dont son frère et sa sœur, à l’été 1988.
Des responsables iraniens refusent que Maryam Akbari Monfared, une prisonnière d’opinion, soit amenée à des rendez-vous médicaux hors de la prison pour son arthrite rhumatoïde et ses problèmes de thyroïde. Le procureur associé à la prison d'Evin a déclaré à sa famille le 24 octobre que le dispositif mis en place concernant ses soins médicaux avait été annulé parce qu’elle était devenue trop « effrontée ». Cette déclaration était en relation avec une plainte déposée par Maryam Akbari Monfared depuis la prison le 18 octobre, demandant l’ouverture d’une enquête officielle sur les exécutions sommaires de masse, en 1988, de quelque 5 000 prisonniers politiques, dont son frère et sa sœur, l’emplacement des charniers où ils ont été ensevelis, et l’identité des responsables. Cette privation de soins fait suite à d’autres formes de représailles contre elle, notamment un ordre émanant du parquet visant à mettre fin aux visites de sa famille en prison, et la menace de retenir de nouvelles charges contre elle.
Maryam Akbari Monfared a été arrêtée tôt le matin du 31 décembre 2009. Pendant les cinq mois qui ont suivi, sa famille a tout ignoré de son sort et de l’endroit où elle se trouvait. En mai 2010, elle a été jugée par un tribunal révolutionnaire à Téhéran, qui l’a condamnée à 15 ans de prison pour diverses charges, dont « inimitié à l’égard de dieu » en raison de son appartenance présumée à l'Organisation iranienne des moudjahidin du peuple (OMPI), un groupe d'opposition interdit. La procédure judiciaire la visant était manifestement inéquitable et sa condamnation s’est uniquement appuyée sur le fait qu’elle ait téléphoné à son frère et sa sœur, membres de l’OMPI, et leur ait rendu visite une fois près du camp d’Achraf, administré par l’OMPI en Irak. Après son arrestation, elle a été détenue à l'isolement pendant les 43 premiers jours, durant lesquels elle a subi des interrogatoires intensifs et n’a pas pu s’entretenir avec un avocat. Elle a rencontré son avocat commis d’office pour la première fois à son procès, et cela s’est limité à une brève audience. Elle n’a pas bénéficié d’un jugement digne de ce nom présentant les éléments de preuve et le raisonnement juridique ayant mené à sa condamnation. L’époux de Maryam Akbari Monafred a indiqué que durant l’audience, le juge lui a dit qu’« elle allait payer pour les activités de son frère et de sa sœur au sein de l’OMPI ». Ses appels ont été rejetés de manière sommaire, sans justification.
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